jeudi 10 juin 2010

EQUIN et SPASTICITE

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diagnostic différentiel entre rétraction du tendon d'achille et spasticité. La spasticité cède sous le poids du patient, pas la rétraction. Il faut aligner la nuque, le pubis, le talus et appliquer le genou contre le mur. Un jeu de trois cales de bois de 5°, 10°, 20° permet la mesure précise de la flexion dorsale en charge.
Mesure de l'équin en charge
Ainsi on sait s'il vaut mieux s'orienter vers : - un allongement du tendon d'Achille - une toxine botulinique - une neurolyse du fuseau neuro musculaire - une attelle de releveur


Autoposture du triceps 1 minute par jour chez soi:
prendre appui sur les coudes face à un meuble, se mettre en charge sur un pied et avancer les fesses pour mettre le pied en flexion dorsale.
genou tendu, talon au sol, amener la jambe à 30° vers l'avant.

Fléchisseurs d'orteils:
attention de ne pas laisser filer le gros orteil: il est souvent la cause de majoration de spasticité.
Auto-posture à faire chez soi:
départ accroupi, pieds serrés , poser les genoux en laissant les orteils retournés.
LIEN VERS:

il nous semble que le releveur le plus confortable pour les pieds cérébro lésés est une chaussure avec le releveur noyé dans la structure. Ainsi la personne a la force du releveur et le confort de la chaussure.
LA SPASTICITE est la résurgence d'un réflexe naturel archaïque. A la naissance, le bébé a des réflexes de triple extension: si l'on met un appui sur la plante du pied, il pousse. Ces réflexes vont petit à petit être éduqués dans le sens de la motricité. A six mois, l'enfant est capable de contrôler cette triple extension et il tient assis. Si un accident cérébral détruit l'éducation faite, on retrouve plus ou moins ce réflexe archaïque.
Plus la personne est paralysée, plus elle est spastique. Plus elle contrôle sa motricité, moins elle est spastique.
LA PLAINTE SUR LA SPASTICITé: Quand il rencontre le médecin, le patient se plaint de la manifestation de la spasticité. Donc le docteur répond à cette plainte, par des médicaments antispastique: liorésal, baclofène botox etc.. Mais de quoi se plaint le patient? De la spasticité ou de ne pas être "comme avant"? Par malheur le médecin n'a pas de médicaments pour "déparalyser" alors qu'il a toute une gamme de médicaments pour lutter contre la spasticité. La plainte est parfois tellement forte, que le docteur y répond sans toujours mesurer exactement si le traitement de la spasticité apporte ou pas un gain fonctionnel. Avec Bobath, on croyait que si l'on diminuait la spasticité on permettrait à la motricité de s'exprimer au mieux. On n'a toujours pas fait litière de cette croyance. De nos jours, c'est le botox qui véhicule cette croyance et certains l'utilisent à tour de bras sur un malentendu. Le patient croit que le botox va lui rendre la motricité enfouie ou va masquer le signe (pour le remplacer par un autre). Or, la motricité n'est pas cachée par la spasticité. Le botox va paralyser un muscle qui s'avère "gênant". Il s'agit donc de bien poser l'indication en faisant en premier le diagnostic différentiel avec la rétraction.
La spasticité est exagérée par des « épines irritatives » On peut diminuer les épines irritatives:  
1) Les rétractions tendino-ligamentaires entraînent des douleurs et des efforts pour les vaincre. Il est impossible de faire le diagnostic différentiel entre spasticité et rétraction sur une table d'examen. Il faut mettre la personne en charge unipodale pour voir jusqu'où va céder la spasticité avant de rencontrer la rétraction. Si la rétraction est importante, il faudra un allongement tendineux, dans le cas contraire une cure quotidienne de 10 minutes d'auto posture suffira. idem pour le gros orteils. Si celui ci est rétracté il va augmenter la spasticité. Il est donc nécessaire d'entretenir non seulement amplitude d'extension de l'orteil mais l'extension en charge.
2) L’effort musculaire augmente la spasticité . Autrefois, on en avait donc tiré la conclusion qu'il fallait bannir l'effort de la rééducation. Depuis 25 ans nous avions compris qu'il fallait au contraire renforcer les muscles pour relever le seuil d'apparition de la spasticité.  
3) Les défauts d’appui ou les appuis douloureux par manque de coussinets cutanés augmentent la spasticité. Prévoir des semelles confort, rééducation des équilibres  
4) la peur augmente la spasticité : apprentissage des descentes et remontées du sol afin de refamiliariser le patient avec le sol.
5) la douleur augmente la spasticité chercher les causes douloureuses .  
6) la fatigue augmente la spasticité idem que pour la force: réentrainons les gens à l'effort et l'on élèvera le seuil d'apparition de la spasticité.  
7) les infections (urinaires ou d'autre origine).
8) les variations brusques de températures.

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Nous sommes huit kinésithérapeutes bordelais, nous voulons promouvoir la rééducation neurologique en libéral. Francis Laurent.