mercredi 5 mai 2010

APPUI DE LA MAIN HEMIPLEGIQUE

Pour empêcher les rétractions des fléchisseurs, le patient s’entraîne à déporter son poids progressivement sur la main.
La kinésithérapie  est une contrainte, contraignons le patient en séance dans des appuis dirigés et  rendons lui sa liberté entre les séances. Enlevons les attelles de membre supérieur .

Appuyer son corps sur la paume de main en extension sur le poignet contribue à:
- étirer les muscles et à provoquer un phénomène d'habituation à l'effort de la spasticité
- soumettre les ligaments et tendons du poignet et du coude à une extension et mise en charge progressive.
Le cadran de la balance indique les progrès.




L'attelle bivalve, verrouille le coude et permet d'envoyer progressivement dans l'épaule et dans la main, 2/3 du poids du corps. (ci-contre à gauche la personne éprouve sa poussée sur la balance avec 4 appuis puis sur 3 -à droite-)
On remarque la main spastique (deuxième phalange fléchie). La personne se réaccoutume à l'effort de poussée sur le bras plégique. Même s'il n'en tire pas de gain fonctionnel, le fait de renforcer son bras, son appui provoque une habituation des récepteurs cutanés et rehausse le seuil d'apparition des douleurs et spasticité.



La main de bois. Lorsque la réaction spastique est trop forte on bande la main sur une planchette (ci-contre) pour favoriser le transfert de poids sur appui et augmenter ainsi la poussée.












Les rééducateurs sont aspirés par la fonction d'adresse de la main alors que la main hémiparétique devient la main assistante. Il faut donc essayer de retrouver les mouvements frustes de "pousse" et "tire". Ce seront les seuls utiles.
D'autre part; le patient est heureux de pouvoir soumettre sa main blessée à un effort soutenu.

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Nous sommes huit kinésithérapeutes bordelais, nous voulons promouvoir la rééducation neurologique en libéral. Francis Laurent.